Les Hautes-Alpes boostées par les JO

Publié le par Philomène Bouchon

Situées non loin de l’effervescence olympique, les Hautes-Alpes jouent la  carte frontalière et comptent bien ne rien perdre des JO.

 

Les Hautes-Alpes aiment à se définir comme étant aux « portes des JO ». Situées de 15 à 40 km des premiers sites olympiques, les stations frontalières espèrent bien profiter des milliers de spectateurs qui transiteront dans la région lors des épreuves. Selon Dominique Ferrero, la responsable d’ATR05 – Agence Touristique Réceptive des Hautes-Alpes ayant obtenu le monopole de la vente des billets sur le sol français – 20 000 personnes seraient attendues dans la région. Elle voit les JO comme « un moyen extraordinaire de mettre un coup de projecteur sur le territoire des Hautes-Alpes ».

 

Cet apport de clientèle inespéré est une bonne occasion pour se lancer dans une vaste opération de modernisation et de réaménagement des installations. Les investissements s’élèvent à près de 30 millions d’euros, dont plus de 10 % proviennent du FEDER, Fonds européen de développement économique et régional. « L’Italie a pris beaucoup d’avance sur nous grâce aux JO. Nous nous devons de rester compétitifs afin d’améliorer notre image auprès du public », explique Christian Seard, chargé du tourisme au Conseil général. La région bénéficie d’un ensemble routier mieux adapté aux besoins des automobilistes. A Montgenèvre, une tranchée couverte a été creusée. La RN 94 qui séparait le bourg des pistes de ski est ainsi oubliée. Les stations des Hautes-Alpes, qui sont également sites d’entraînement olympique, ont réaménagé certaines de leurs pistes pour l’occasion. C’est le cas pour la piste Luc Alphand de Serre-Chevalier 1400 qui a reçu la visite de l’équipe de France féminine de descente début février.

 

Pendant toute la durée des Jeux Olympiques, des navettes gratuites sillonneront la région pour amener les détenteurs de billets sur les sites des épreuves. Cependant, le Conseil général souhaite rester prudent quant aux bénéfices que devraient générer ces Jeux, « les retombées économiques directes sont difficiles à évaluer ». Mais pour les acteurs économiques, cela ne fait aucun doute, « les JO représentent un véritable challenge. C’est le meilleur moyen de faire connaître la région afin de capter une nouvelle clientèle » assure Dominique Ferrero.

Philomène BOUCHON (à Briançon)

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