Le roi Dénériaz

Publié le par Martin Mosnier

Le géant de Morillon a déjoué les pronostics et s’est imposé dimanche dans l’épreuve reine de ces Jeux Olympiques. Une descente maîtrisée de bout en bout pour un sacre inespéré 

L’histoire finit bien alors qu’elle avait si mal commencé. Lui, dont l’ascension avait été stoppée net l’an dernier suite à une grave blessure au genou. Lui, dont la meilleure performance cette année en descente était une modeste 7e  place. Antoine Dénériaz, 29 ans, est celui que l’on n’attendait pas mais qui a su répondre présent : le french flair a encore frappé. Comme Carole Montillet ou Jean-Luc Crétier, « Tonio » a créé la surprise et raflé le titre Sur la piste gelée de Sestrières, il fait parler sa puissance. Parti avec le dossard 30, ultime concurrent à pouvoir viser le podium, le Français réalise la course parfaite. D’excellents appuis, des courbes idéales, une prise de risque maximale. 1min 48sec et 80/100. Le temps s’est arrêté pour Antoine Dénériaz. La course d’un jour fut la course de sa vie. On attendait les Américains, on attendait les Autrichiens, ils ont déçu. Hermann Maier, légende vivante du ski alpin, perd pied dès le début du parcours. Le charismatique et talentueux Bode Miller ne trouve jamais le bon rythme. A l’arrivée, l’Américain se classe 5e, l’Autrichien 6e, à plus d’une seconde de Dénériaz. Autre favori, nouvelle désillusion : Daron Rahlves, totalement hors sujet, a bafouillé son ski et termine à une piteuse 10e place. Walchoffer, déjà assuré de remporter le globe de cristal de la spécialité, évite la débâcle autrichienne en se classant deuxième. Le Suisse Bruno Kernen, moins puissant mais très technique, complète le podium. Ce dimanche 12 février, c’est le Haut Savoyard qui s’est envolé. Une victoire pour l’éternité ! Un nouveau chapitre doré dans la légende du ski alpin français.

 

 

Martin MOSNIER 

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