Le COLJOG a toujours la flamme
L’association pour le souvenir des Jeux de 68 aimerait bien revoir la flamme dans la vasque du parc Paul Mistral en 2018.
C’est un drôle de mot, un nom que l’on entend de plus en plus souvent lorsqu’on évoque le sujet des Jeux olympiques. Dans les médias ou au Parc Mistral lors du passage de la flamme à Grenoble, le 6 février dernier, ils imposent peu à peu leur présence. COLJOG… Mais qui se cache donc derrière ce sigle barbare ? Le Conservatoire Observatoire Laboratoire des JO de Grenoble, puisque c’est ainsi qu’il faut l’appeler, est né en 2002, à l’initiative de Bernard Loucel, Jack Lesage et Paul Blanc. Déçus par les manifestations organisées à l’occasion du 30e anniversaire des Jeux de Grenoble, ils décident de contacter Géo Perli, ancien footballeur professionnel et co-fondateur du musée Géo-Charles à Echirolles. S’ils envisagent pendant un temps de créer un musée dédié aux JO grenoblois, ils s’orientent très vite vers une commémoration plus « vivante ». « Il est important de recréer un esprit olympique à Grenoble », s’enthousiasment les membres du COLJOG. Ceux-ci regrettent que les différentes municipalités aient enfoui le souvenir des Jeux, afin de faire oublier les prétendus déficits laissés par leur passage. La plupart des membres de l’association ont joué un rôle actif en 68 : Jack Lesage était le cinéaste attitré des JO, Paul Blanc le responsable des relations presse et Roger Alepée l’adjoint à la direction sportive du Comité d’organisation.
Mais si le COLJOG entend conserver les traces du passé, il n’en oublie pas pour autant l’avenir. L’association milite en effet pour une candidature grenobloise à l’organisation des Jeux de 2018. Pour elle, « la ville doit être candidate à tout prix ! »
Première étape de ce long chemin semé d’embûches : « l’organisation du 40e anniversaire des JO de 68 ». Les membres du COLJOG en sont persuadés : 2008 sera un tournant pour Grenoble.