Y aller tête baissée
A la découverte d’une épreuve peu connue : le skeleton
Quatre ans pour préparer son retour sur la scène olympique. Seulement dix-septième à Salt Lake City en 2002, le Français Philippe Cavoret vise un podium à Turin. Sa discipline : le skeleton. Une condition pour pratiquer ce sport : ne pas avoir froid aux yeux. A plat ventre, tête la première, on fi le à toute vitesse, le visage à quelques centimètres de
Cette discipline particulièrement impressionnante voit le jour à la fin du XIXème siècle dans les Alpes suisses. A l’époque, des athlètes dévalent à toute vitesse la route reliant Saint-Moritz à Celerina, le plus rapide recevant une bouteille de champagne. Dès 1887, au risque de repartir les pieds devant, ils foncent même définitivement tête baissée. Le terme skeleton ne vient pas pourtant des ossements que l’on aurait pu retrouver en contrebas de la route, mais apparaît en 1892, en référence aux luges en fer que les spectateurs comparent à des squelettes. En 1928 et 1948, les Jeux Olympiques d’hiver sont organisés à Saint-Moritz, et tout naturellement les « squelettes » font leur apparition. Mais il faut ensuite attendre près d’un demi siècle pour voir à nouveau le skeleton discipline olympique. Ce sera Salt Lake city, en 2002.
Lors des compétitions, les homme-fusées du skeleton se départagent en deux manches. Deux descentes pour avaler quelques 1 500m de piste le plus rapidement possible. Pas de quoi impressionner Philippe Cavoret. Il ne s’en laissera pas compter par les sportifs nord-américains, favoris de la discipline, et espère profiter de l’occasion pour porter sa discipline sur le devant de la scène hexagonale. Une occasion rare pour un sport de glisse méconnu, que l’on considère pourtant comme le plus vieux du monde.